La vie est une entreprise

Changement de couleur pour favoriser la lisibilité, et puis pour une fois un article qui ne relève ni de l'action ni vraiment de la réflexion. Une nouvelle; pourquoi? Parce que, contrairement à l'essai ou au tract, qui permettent de réfléchir ou d'agir, la nouvelle permet de (res)sentir, parce que parfois l'envie de penser se double de l'envie d'écrire.

Chapitre 1 : Réveil matin


11 Novembre :
Le réveil sonne. J'ai jamais pu supporter ça; pourtant j'ai essayé, tous les jours, depuis que j'ai compris que le monde ne m'attendrait pas. C'est plus fort que moi, je peux pas, surtout vu mes journées, n'importe qui à ma place penserait la même chose. Pas la peine de penser. Y'a que le dimanche où j'arrive à me lever, enfin où j'arrivais, quand j'étais môme, parce qu'à présent, c'est terminé : les semaines n'existent plus. Ma vie est comme un long lundi.
Je ne me réveille plus à coup de cafés, à quoi bon ? C'est déjà assez dur à supporter quand je suis pas réveillé. Depuis je suis moins productif, mais au boulot, ils ont mieux. On nous donne des pilules, « pour notre équilibre ». C'est l'équivalent du prozac, pas pour la déprime, pour la lenteur. Ils nous cament, mais ça fait longtemps. Aujourd'hui, plus personne ne s'en rend compte, c'est devenu naturel. Le monde est naturel. Ne plus penser... dormir.

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# Gepost op zaterdag 05 december 2009, 17u09

Gewijzigd op maandag 07 december 2009, 15u50

77 n'a pas été comme 68

77 n'a pas été comme 68. 68 a été contestataire, 77 a été radicalement alternatif. Pour cette raison, la version "officielle" présente 68 comme le bon et 77 comme le méchant; en fait, 68 a été récupéré alors que 77 a été anéanti. Pour cette raison, 77 ne pourra jamais, à la différence de 68, être un objet de célébration facile.

Nanni Balestrini, Primo Moroni,
L'orda d'oro

Citation trouvée dans tiqqun, Organe de liaison au sein du Parti Imaginaire
http://www.bloom0101.org/

Une bonne explication.
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# Gepost op donderdag 26 november 2009, 18u53

Gewijzigd op vrijdag 27 november 2009, 19u15

Eclater la tête de ceux qui croient en un monde meilleur, c'est rémunéré!

Le flic et l'altermondialiste

1°. Flic, ce n'est pas une vocation inspirée par des valeurs, c'est un métier qui suppose l'obéissance.

Examinons cette proposition. Qu'est-ce qu'un policier ? C'est un fonctionnaire, il est donc une simple fonction de l'Etat. Cette fonction est remplie par un corps de l'Etat : l'individu policier, que nous appellerons Nicolas. Avant d'être policier, Nicolas a été un jeune bambin, geignant à la sortie du ventre maternel. Il a grandi, a surement développé un complexe d'¼dipe diraient les freudiens, mais peu importe. Puis les années passant, il s'est trouvé dans la nécessité d'avoir un travail. Il avait besoin d'autorité et de liberté en même temps, il se sentait prêt à servir l'Etat et à entrer dans un système hiérarchique.
Nicolas est devenu policier par intéressement.
A ceux qui prétendent que le policier devient policier au nom de valeurs, que donc la fonction ne peut s'exercer sans un minimum de désintéressement, nous rétorquerons que les policiers ne changent pas avec les régimes, contrairement aux valeurs. Le policier sert l'Etat, indépendamment du fait que celui-ci soit bon, ou mauvais.
Il n'y a pas de valeurs dans la police, il n'y a que l'obéissance à la hiérarchie, et le désobéissant est tout, sauf un policier !

Penser, c'est déjà désobéir.

2°. Altermondialiste, ce n'est pas un métier, c'est une vocation pour qui a déjà éprouver l'injustice du monde.

Ici, celui qui pense qu'il n'est pas incohérent de protester contre les délocalisations et d'acheter des produits manufacturés en Asie, peut cesser de lire.
L'altermondialiste ne croit pas à une prétendue « naturalité » des sociétés humaines, il les appréhende comme des systèmes construits à partir de choix concrets. Il pense que la faim dans le monde n'est pas naturelle au XXIème siècle, mais il sait bien que l'éruption du Vésuve, malgré la superstition des hommes de l'époque, n'est pas liée à la colère des dieux, que c'est un phénomène naturel. Ainsi énoncée, la différence peut sembler évidente, mais relisez le discours naturaliste des politiques.
En outre, le monde produit aujourd'hui assez de nourriture pour nourrir la totalité de la population, les famines sont donc politiques.
C'est donc parce qu'il estime qu'il y a des catastrophes et des maux qui ne sont pas naturels, mais politiques, que l'altermondialiste se prononce en faveur d'une alternative au monde présent. Il agit au nom de valeurs : liberté, égalité, fraternité, justice. Et il agit pour réveiller les consciences endormies : il développe des réseaux d'échanges alternatifs, imagine et pratique de nouveaux modes de sociabilité. Accessoirement, lorsque les grands de ce monde se réunissent au sein de leurs forteresses de Seattle, de Gênes, de Gleneagles ou d'Heilligendam, il proteste, pour faire entendre la voix de celui qui ne profite pas du système en place, une voix qui propose quelque chose par conviction, non par intérêt.

L'altermondialiste est désintéressé.

3°De savoir qui a raison du policier ou de l'altermondialiste n'est donc pas une simple question de point de vue.

L'altermondialiste est libre, et se bat pour que chacun puisse l'être.
Le policier se bat parce qu'on lui dit de se battre, conformément aux ordres qu'il reçoit.

Le policier ne doit pas penser, il doit obéir.
L'altermondialiste pense et puisqu'il pense, se permet de désobéir à la loi pour obéir à la vie.

L'altermondialiste croit en quelque chose, c'est pour ça qu'il peut supporter les coups du policier, parce que ceux-ci ne sont qu'une manifestation de l'absurdité du pouvoir de réprimer.
Le policier qui frappe sur l'altermondialiste ne le fait pas par conviction, mais parce qu'il est payé pour le faire. A la violence de la matraque, vient donc se surajouter la violence d'un système qui fait que vous faîtes les choses non pour elles-mêmes mais parce qu'elles sont rétribuées. L'homme se détache ainsi de ses actes et nie toute responsabilité.

Si l'altermondialiste est violent, c'est une violence éclairée qui vient répondre à la violence de l'Empire, mais la plupart du temps il n'utilise ni contrainte ni violence à l'égard des hommes, car la violence et la contrainte sont des outils de l'Empire.
La violence du policier est aveugle et vénale, il est utile à maintenir l'inutile et la sclérose.

En somme donc, le monde du policier est un désastre qui tente d'empêcher l'émergence de l'autre monde, en faveur duquel s'élèvent les voix des multitudes.


Pour en finir, disons qu'éclater la tête de ceux qui croient en un monde meilleur est une activité rémunérée, mais absurde. Le policier est intéressé dans son action, et c'est pour cette raison qu'il ne peut en aucun cas être porteur de valeurs comme celles proclamées par la république française depuis trois siècles.


Cependant, l'espoir perdurera, le policier est fonctionnaire, mais son bras est celui d'un homme. Au nom de la justice et de l'humanité, désintéressé de l'argent, viendra un jour où le bras se mettra au service de la vie et désertera alors l'absurdité du corps de l'Etat...

# Gepost op zondag 22 november 2009, 16u03

"Nous condamnons la guerre comme le mal absolu, et la dictature militaire qui en est la condition. Aussi bien que la destruction de vies et de valeurs matérielles et morales qui en seraient les résultats. Nous condamnons les mensonges, la censure et le bourrage de crâne, le fanatisme et l'exaltation chauvine accompagnant la préparation de la guerre et la guerre elle-même, et toutes les dégradations des instituions abaissant les Etats dits démocratiques au niveau des régimes totalitaires. Nous condamnons la guerre comme conséquence d'un régime économique et social qui crée la misère dans l'abondance, qui livre à la recherche du profit et à l'âpre compétition le sort et l'existence même de millions d'être humains..."

Centre de Liaison Contre la Guerre

# Gepost op donderdag 05 november 2009, 14u45

Bonsoir

Bonsoir. J'aime, comme beaucoup d'entre vous le confort du train-train quotidien, le sentiment de sécurité et la tranquillité que procure ce qui est familier et répétitif. Je les apprécie, comme tout à chacun.
Il existe bien sûr des personnes qui ne veulent pas que nous parlions. Je soupçonne qu'en ce moment même, des ordres sont aboyés dans des téléphones et que des hommes armés nous surveillent. Pourquoi ? Parce que même si l'on peut substituer la matraque à la conversation, les mots conserveront toujours leur pouvoir. Les mots sont le support de la compréhension et pour ceux qui les écouteront l'énonciation de la vérité. Et la vérité c'est que quelque chose va très mal dans ce pays, n'est ce pas ?
Cruauté et injustice. Intolérance et oppression. Et la où, auparavant, vous aviez la liberté de faire des objections, de parler comme bon vous semblait, vous avez maintenant des censeurs, des systèmes de surveillance vous contraignants à la conformité et sollicitant votre docilité.
Comment est-ce arrivé ? Qui est à blâmer ? Bien sûr, il y a ceux qui sont plus responsables que les autres et qui devront en rendre compte mais... Encore dans un souci de vérité, si vous cherchez un coupable, regardez vous simplement dans un miroir.
Je sais pourquoi vous l'avez fait. Je sais que vous aviez peur. Qui pourrait se vanter du contraire ! Terrorisme de la part d'anarcho-autonome ou d'islamistes, violence de jeunes en banlieue etc.... Une myriade de problèmes combiné a une excellente propagande a contribué à perturber votre jugement et à vous priver de votre bon sens. La peur a pris ce qu'il y a de meilleur en vous. Et dans votre panique vous vous êtes tourné vers Sarkozy et sa politique sécuritaire, aujourd'hui « super » président si l'on peut dire ; en tout cas les médias le nomme ainsi.
Il vous a promis de l'ordre, il vous a promis de la paix. Tout ce qu'il a demandé en échange, c'est votre consentement silencieux et docile. Aujourd'hui nous cherchons à mettre fin à ce silence ! nous sommes ici pour rendre la mémoire a ce pays. Nous ne voulons pas de caméra à la big brother dans nos rues comme à Londres par exemple
Il y a plus de 200 ans, des grands hommes se sont soulevé pour lutter contre cette oppression. Ils espéraient rappeler au monde qu'impartialité, justice et liberté sont plus que des mots, ce sont des principes. Alors si vous n'avez rien vu, si vous ignorez toujours les crimes de ce gouvernement, je vous suggère de continué a vivre votre vie de mouton.
Mais si vous voyez ce que je vois, si vous ressentez ce que je ressens, si vous désirez ce que je désire, alors rangez vous à nos côtés pour continuer chaque fois plus nombreux pour faire entendre notre voix et faire respecter nos droit !!

# Gepost op zondag 01 november 2009, 07u05