"Débat"

Bonjour à tous, j'écris cet article pour vous informer que nous allons tenter de vous proposer des petits débats sur des sujets aussi diverse que vous n'aurez qu'a proposé. En effet les gens qui gèrent ce blog voulant le rendre à la fois vivant sans cependant y passer leur vie ont pensé à cette solution. J'attends vos idées

# Posté le lundi 18 janvier 2010 14:24

Coup de barre

La linguae quintae respublicae, la langue de la cinquième république, vous a endormi. Le pouvoir, en s'appropriant peu à peu les mots par lesquels vous pensez, s'est approprié le contrôle de vos esprits, ou plutôt, il a fait de vous des moutons inoffensifs. Réveillez-vous. N'éteignez pas votre télé, détruisez-là. N'écoutez pas les discours de la politique, ils ne sont que néant. N'essayez même pas de les contester, ils ne sont pas fait pour penser, ils sont justement là pour vous empêcher de penser.

A Lyon, un lycéen a fait une chute de 10m en tentant d'échapper aux milices anti-criminels, car les lycéens, depuis peu sont des criminels, du moins depuis que l'on taxe toute contestation politique non consensuelle de criminelle et violente. C'est dire si ce jeune homme avait peur de tomber entre les mains de la "justice"! Belle affaire, plus besoin de preuve pour vous incarcérer, on vous met entre quatre murs, et on essaye de trouver des preuves contre vous. Belle procédure qui rappelle presque une certaine lettre de cachet. A l'époque les anglais avaient trouvé l'habeas corpus, ton corps t'appartient, c'était il y a quatre siècles, ce droit fondamental semble être un souvenir, du moins en France. Ouvrez les yeux, ouvrez l'Insurrection qui vient. Les rédacteurs ont mis de l'ordre dans les lieux communs d'une époque.

Une bonne nouvelle, qui montre que parmi les hommes qui ont du pouvoir sur nos vies, il en reste quelques uns qui savent reconnaître qu'ils sont dans l'erreur. Hier, le régime de liberté conditionnelle de ceux qui avaient été incarcérés sans preuve a été allégé. Ils peuvent retourner chez eux mais ne peuvent toujours pas se rencontrer.
Ayez néanmoins à l'esprit que ette histoire aurait pu être la vôtre. Il a suffit d'un témoignage sous X pour justifier la mise en examen, puis l'incarcération en détention provisoire de plusieurs personnes. Votre voisin, avec un peu de bonne mauvaise volonté peut aller trouver les cowboys du coin, et témoigner contre vous. On peut vous jeter en prison sans preuve. Jamais l'urgence ne s'est faite sentir avec autant de force. Et pourtant, nul n'en parle. On se préoccupe désastreusement du climat, le président de la France commet ses bourdes habituelles.

Ce n'est pas aux autres de faire quelque chose. N'attendez pas. Agissez, maintenant. Pas seulement dans le monde réel, il ne suffit pas de brûler les tours de la Défense, d'ailleurs il ne faut pas commencer par là, mais dans le monde symbolique : combattez le pouvoir sur son propre terrain, celui du symbole, celui du langage. Reconstruisez l'imaginaire politique qu'il a voulu vous confisquer, et que peut être, il a déjà réussi à vous confisquer. La minorité fait l'histoire, mais il faut aller plus loin, dépasser cet ancien article publié ici-même. Il faut affirmer aujourd'hui : chacun est un début.

Les hommes grandissent aujourd'hui dans des cubes de béton, les enfants des villes appellent le lait de vache le lait-carton, vous cueillez des légumes dans les supermarchés. Réveillez-vous. N'imaginez pas qu'une chose est impossible simplement parce que vous ne l'avez jamais vécue, ce serait une erreur désastreuse.
Le réveil commence ici même, choisissez votre camp. La neutralité n'existe pas.

# Posté le samedi 19 décembre 2009 15:33

Modifié le lundi 21 décembre 2009 11:54

Billet d'humeur

« Le vin n'est pas une drogue. Assimiler le vin au tabac ou à la drogue c'est une erreur.»

Oui, c'est un gouvernant qui a écrit ça, mais ce n'est pas n'importe quel gouvernant non plus, c'est notre Nicolas national. Il faut tenter de comprendre ce qu'a bien voulu dire notre cher président. Explications.
Tout le monde le sait depuis longtemps maintenant : la drogue, c'est mal.
Le vin, c'est français, donc le vin c'est bien, si le vin était jamaïcain ça serait mal.
Or, puisque le vin, c'est bien, alors ce n'est pas de la drogue. CQFD
Jusque-là tout va bien, ça vole pas haut, mais ça ne s'écroule pas encore. Sauf que...
Le tabac rend dépendant.
La « drogue » modifie le comportement.
Dans le joli monde de Sarkozy, le vin ne crée ni dépendance, ni ne modifie le comportement, ce qui lui permet de dire qu'on ne peut assimiler le vin au tabac ou à l'alcool. Ceci est la pire ânerie qu'on ait pu dire depuis que le Docteur Lumin, médecin des asiles, a déclaré il y a plus d'un siècle : « Le vin chasse l'alcoolisme ».
Une chose est sûre, il n'est surement pas devenu président de la France par son intelligence, mais alors, comment cela s'est-il produit ?
Il y a une réponse, qui sera livrée d'ici peu...

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# Posté le jeudi 10 décembre 2009 14:44

Modifié le jeudi 10 décembre 2009 15:16

77 n'a pas été comme 68

77 n'a pas été comme 68. 68 a été contestataire, 77 a été radicalement alternatif. Pour cette raison, la version "officielle" présente 68 comme le bon et 77 comme le méchant; en fait, 68 a été récupéré alors que 77 a été anéanti. Pour cette raison, 77 ne pourra jamais, à la différence de 68, être un objet de célébration facile.

Nanni Balestrini, Primo Moroni,
L'orda d'oro

Citation trouvée dans tiqqun, Organe de liaison au sein du Parti Imaginaire
http://www.bloom0101.org/

Une bonne explication.
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# Posté le jeudi 26 novembre 2009 18:53

Modifié le vendredi 27 novembre 2009 19:15

Eclater la tête de ceux qui croient en un monde meilleur, c'est rémunéré!

Le flic et l'altermondialiste

1°. Flic, ce n'est pas une vocation inspirée par des valeurs, c'est un métier qui suppose l'obéissance.

Examinons cette proposition. Qu'est-ce qu'un policier ? C'est un fonctionnaire, il est donc une simple fonction de l'Etat. Cette fonction est remplie par un corps de l'Etat : l'individu policier, que nous appellerons Nicolas. Avant d'être policier, Nicolas a été un jeune bambin, geignant à la sortie du ventre maternel. Il a grandi, a surement développé un complexe d'¼dipe diraient les freudiens, mais peu importe. Puis les années passant, il s'est trouvé dans la nécessité d'avoir un travail. Il avait besoin d'autorité et de liberté en même temps, il se sentait prêt à servir l'Etat et à entrer dans un système hiérarchique.
Nicolas est devenu policier par intéressement.
A ceux qui prétendent que le policier devient policier au nom de valeurs, que donc la fonction ne peut s'exercer sans un minimum de désintéressement, nous rétorquerons que les policiers ne changent pas avec les régimes, contrairement aux valeurs. Le policier sert l'Etat, indépendamment du fait que celui-ci soit bon, ou mauvais.
Il n'y a pas de valeurs dans la police, il n'y a que l'obéissance à la hiérarchie, et le désobéissant est tout, sauf un policier !

Penser, c'est déjà désobéir.

2°. Altermondialiste, ce n'est pas un métier, c'est une vocation pour qui a déjà éprouver l'injustice du monde.

Ici, celui qui pense qu'il n'est pas incohérent de protester contre les délocalisations et d'acheter des produits manufacturés en Asie, peut cesser de lire.
L'altermondialiste ne croit pas à une prétendue « naturalité » des sociétés humaines, il les appréhende comme des systèmes construits à partir de choix concrets. Il pense que la faim dans le monde n'est pas naturelle au XXIème siècle, mais il sait bien que l'éruption du Vésuve, malgré la superstition des hommes de l'époque, n'est pas liée à la colère des dieux, que c'est un phénomène naturel. Ainsi énoncée, la différence peut sembler évidente, mais relisez le discours naturaliste des politiques.
En outre, le monde produit aujourd'hui assez de nourriture pour nourrir la totalité de la population, les famines sont donc politiques.
C'est donc parce qu'il estime qu'il y a des catastrophes et des maux qui ne sont pas naturels, mais politiques, que l'altermondialiste se prononce en faveur d'une alternative au monde présent. Il agit au nom de valeurs : liberté, égalité, fraternité, justice. Et il agit pour réveiller les consciences endormies : il développe des réseaux d'échanges alternatifs, imagine et pratique de nouveaux modes de sociabilité. Accessoirement, lorsque les grands de ce monde se réunissent au sein de leurs forteresses de Seattle, de Gênes, de Gleneagles ou d'Heilligendam, il proteste, pour faire entendre la voix de celui qui ne profite pas du système en place, une voix qui propose quelque chose par conviction, non par intérêt.

L'altermondialiste est désintéressé.

3°De savoir qui a raison du policier ou de l'altermondialiste n'est donc pas une simple question de point de vue.

L'altermondialiste est libre, et se bat pour que chacun puisse l'être.
Le policier se bat parce qu'on lui dit de se battre, conformément aux ordres qu'il reçoit.

Le policier ne doit pas penser, il doit obéir.
L'altermondialiste pense et puisqu'il pense, se permet de désobéir à la loi pour obéir à la vie.

L'altermondialiste croit en quelque chose, c'est pour ça qu'il peut supporter les coups du policier, parce que ceux-ci ne sont qu'une manifestation de l'absurdité du pouvoir de réprimer.
Le policier qui frappe sur l'altermondialiste ne le fait pas par conviction, mais parce qu'il est payé pour le faire. A la violence de la matraque, vient donc se surajouter la violence d'un système qui fait que vous faîtes les choses non pour elles-mêmes mais parce qu'elles sont rétribuées. L'homme se détache ainsi de ses actes et nie toute responsabilité.

Si l'altermondialiste est violent, c'est une violence éclairée qui vient répondre à la violence de l'Empire, mais la plupart du temps il n'utilise ni contrainte ni violence à l'égard des hommes, car la violence et la contrainte sont des outils de l'Empire.
La violence du policier est aveugle et vénale, il est utile à maintenir l'inutile et la sclérose.

En somme donc, le monde du policier est un désastre qui tente d'empêcher l'émergence de l'autre monde, en faveur duquel s'élèvent les voix des multitudes.


Pour en finir, disons qu'éclater la tête de ceux qui croient en un monde meilleur est une activité rémunérée, mais absurde. Le policier est intéressé dans son action, et c'est pour cette raison qu'il ne peut en aucun cas être porteur de valeurs comme celles proclamées par la république française depuis trois siècles.


Cependant, l'espoir perdurera, le policier est fonctionnaire, mais son bras est celui d'un homme. Au nom de la justice et de l'humanité, désintéressé de l'argent, viendra un jour où le bras se mettra au service de la vie et désertera alors l'absurdité du corps de l'Etat...

# Posté le dimanche 22 novembre 2009 16:03